mardi 26 février 2019

Face à face Chef de l’Etat-Opposition hier : Patrice Talon ne veut pas fléchir

Publié le 26/02/2019
Par Loth HOUSSOU, La TEMPETE

Telle que annoncée, la rencontre entre le Président de la République du Bénin et les principales figures de l’opposition concernant les polémiques préélectorales a bel et bien eu lieu hier lundi 25 février 2019. Dans la délégation de l’opposition, étaient présents, l’ancien Ministre de la défense Candide Azannaï et l’He Guy Mitokpè de Restaurer l’Espoir, l’He Justin Adjovi et Théophile Yarou des Forces Cauris pour un Bénin Emergeant, l’He Eric Houndété des Forces Clés et Moukaram Adjibadé Koussonda.



Aux côtés du Chef de l’Etat, Sacca Lafia le Ministre de l’Intérieur et Sévérin Quenum, Ministre de la Justice.
Après plus de 03 heures d’horloge d’échanges, on retient qu’aucune ligne n’a bougé. Le Président Patrice Talon est resté ferme sur sa position, renvoyant l’opposition au respect strict des textes.
A l’en croire, la participation des opposants aux élections législatives du 28 avril prochain ne dépend pas de lui. « On ne peut pas forcer la main à quelqu’un de participer aux élections », a-t-il fait savoir.

A sa prise de parole, le porte-parole de la délégation des opposants, Candide Azannaï a étalé les inquiétudes, imbroglio et le scénario de tentative de blocage orchestré contre les partis de l’opposition pour les priver du ‘’certificat de conformité ’’, une pièce principale imposée aux partis politiques il y a seulement deux (02) mois, alors qu’elle ne figurait pas au préalable, dans la liste énumérée par la Commission Electorale Nationale Autonome.
« Ce n’est pas à moi de vous dire ce qu’il faut faire. Mais je serais à votre place que je serais capable d’être présent dans la compétition », répondra le Chef de l’Etat. « Donnez le meilleur de vous-même pour être aux élections. L’administration fera ce qu’il faut », ajoutera –t-il.

Conscient que la clôture des dépôts des dossiers de candidature est fixée pour le lendemain à 00 heures (ce jour mardi 26 février), le Chef de l’Etat rassure : « … J’ai donné les instructions au Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique et au Ministre de l’Economie et des Finances (direction général des impôts) et au Journal Officiel qui font des heures supplémentaires pour traiter les dossiers ».

Inquiétudes …

Cependant, la délégation des opposants entrevoie, à travers la fermeté de la position du Chef de l’Etat, que tout a été orchestré pour les exclure de la compétition. A les en croire, à l’exception de quelques unes, la plupart des erreurs contenues dans leurs dossiers sont infondées.

L’autre pièce qui pose problème, c’est le « Quitus fiscal » délivré par la Direction des Impôts. Pour eux, des figures de l’opposition connues ont été carrément privées de ladite pièce. D’autres ayant fait leurs demandes attendant encore, pendant que des candidats de la mouvance sont servis sans difficultés.

En clair, contrairement à ce qu’espérait le peuple après la rencontre, rien n’a bougé. Les problèmes sont restés tels quels.

Une conférence de presse a été donnée tard dans la nuit par l’opposition, après la rencontre, au siège du parti Restaurer l’Espoir. Conférence au cours de laquelle des décisions ont été prises.

Nous y reviendrons dans nos prochaines publications.



lundi 25 février 2019

Après Porto-Novo et Sèmè Kpodji : Allada, Savè, Tchaourou, Bassila etc. en ébullition depuis 10 heures (Plusieurs manifestants arrêtés par la police)

Publié le 25/02/2019
Par Loth HOUSSOU, La TEMPETE

Ça bourdonne dans plusieurs villes du Bénin. Du sud au nord, en passant par le centre, les mouvements de protestation observés tôt ce matin dans la ville capitale Porto-Novo et Sèmè Kpodji ont été relayés dans plusieurs autres villes du Bénin. A Allada, Savè, Tchaourou, Bassila et dans plusieurs autres villes, des milliers de manifestants ont pris d’assaut les grandes artères de la circulation pour faire savoir leur mécontentement.



Le principal message reste le même : exiger la délivrance des pièces nécessaires pour que les candidats des partis politiques de l’opposition à savoir FCBE, USL et RE puissent participer aux prochaines élections législatives.
« Je me rends à Parakou, mais depuis environs 11 heures, notre véhicule est bloqué à Toui, un village situé dans la ville de Savè ; la circulation des véhicules sur la route inter-état est totalement bloquée »… nous a confié un passager, joint par appel téléphonique il y a environs 01 heure de temps.
Après vérification grâce à d’autres sources concordantes, il est clair que la situation reste tendue, malgré l’intervention des forces de l’ordre. Des pneus brûlés ; des troncs d’arbres jetés çà et là, … pour barricader complètement la voie pour tous les usagers.
Pendant ce temps, la police républicaine procède, dans la mesure de dissuader les foules, procède à des arrestations. Dans une édition de journal parlé d’une station radio de Cotonou, Nazaire Hounnonkpè, le Directeur Général de la Police Républicaine, a fait savoir que des dizaines de manifestants ont été arrêtés à Porto-Novo et dans d’autres villes du Bénin. En effet, les mouvements de protestations n’ont pas été organisés vis-à-vis de la règlementation en vigueur.
Tous les manifestants seront présentés au Procureur de la République, a-t-il fait savoir.
Nous y reviendrons.







Rencontre Talon-Opposition ce soir à 17h : Ça passe ou ça casse !

Publié le 25/02/2019
Par Loth HOUSSOU, La TEMPETE

La rencontre de vérité entre le Président de la République, Patrice Talon et les responsables politiques de l’opposition se tient dans l’après-midi à 17 heures. Même si l’ordre du jour de cette rencontre n’a pas été rendu officiel, on peut toutefois se faire déjà une idée du menu de cette rencontre convoquée pour lever sans doute, les goulots d’étranglement en ce qui concerne l’impasse électoral qui se profile à l’horizon.

Le Président Patrice Talon va échanger avec les opposants cet après-midi


Les Forces Cauris pour un Bénin Emergent (Fcbe) de l’ancien Président Boni Yayi, le parti Restaurer l’Espoir du bouillant politicien Candide Azannaï, la Renaissance du Bénin emmenée par son président d’honneur, Nicéphore Soglo, le parti Communiste du Bénin (PCB) du professeur Philippe Noudjènoumè, le Parti Social Démocrate (PSD), l’aile Emmanuel Golou, l’Union Sociale Libérale (USL) de Sébastien Ajavon qu’on annonce forfait à cette rencontre seront l’hôte du chef de l’Etat. Le Président Patrice Talon va tenter d’expliquer à ses invités, la pertinence de ses réformes et surtout ce qui justifie leur colère depuis un certain moment. Les sujets relatifs au certificat de conformité et le quitus fiscal pour lesquels l’opposition est contrainte de faire la croix et bannière seront portés à l’attention du premier Magistrat. L’obtention de ces maîtresses pour se présenter aux élections législatives du 28 avril prochain constitue la pomme de discorde entre le gouvernement béninois et les responsables de l’opposition.

Ici, il ne s’agira pas de mener des arguments pour convaincre de la nécessité des réformes introduites dans le système électoral, mais plutôt de permettre au jeu démocratique d’aller à son terme. Telle est le souhait des forces politiques de l’opposition.
Obtiendront-elles gain de cause ?
Que se passera-t-il au cas où la situation ne serait pas décantée ?

Nous sommes à moins de 48 heures de la clôture des dépôts de dossiers des candidats à cette élection législative prévue pour le 28 avril prochain. Lorsqu’on sait que le vendredi 22 février dernier, les Fcbe ont, après l’organisation d’un nouveau congrès extraordinaire, corrigé les reproches à eux faites et déposé un nouveau dossier pour obtenir leur certificat de mise en conformité, on se demande si la réaction du Ministre de l’intérieur sera favorable à leur préoccupation.  
Seule l’issue de la rencontre nous situera.

We wait and see.

Manifestation de protestation des militants de l’opposition: La circulation sur le pont de Porto-Novo bloquée

Publié le 25/02/2019
Par Loth HOUSSOU, La TEMPETE


Tôt ce matin lundi 25 février 2019 un peu après 7 heures, la circulation sur le seul pont qui relie Cotonou à la capitale du Bénin, Porto-Novo est restée bloquée pendant près d’une heure de temps. Et pour cause, des milliers de manifestants, visiblement reconnus comme étant du camp de l’opposition ont pris d’assaut les artères du dit pont, pour empêcher le passage des centaines de véhicules et engins à deux (02) roues.

Pancartes, banderoles et branches de feuilles d’arbres en mains, avec des messages de protestation tels que « Les opposants ont le droit de voter », ils scandaient à répétition, le refrain et quelques couplets de l’hymne national, pour signifier le caractère pacifique de leur mouvement. On pouvait aussi entendre d’autres messages de protestation tels que : « Libérez le peuple ! Libérez le peuple ! … ».


En effet, c’était des expressions de mécontentement face au blocage de la délivrance des certificats de mise en conformité aux partis de l’opposition, notamment l’USL de Sébastien Ajavon. Acte qu’ils condamnent avec la dernière rigueur tout en exigeant l’établissement et la délivrance sans délai de ce certificat à tous les autres partis politiques.

Alertés, les éléments du commissariat central de Porto-Novo, situé à environs 200 mètres des lieux, n’ont pas tardé à intervenir, afin de disperser la foule. La circulation a ainsi repris son cour normal depuis 8 heures et quelques sur le pont de Porto-Novo.






jeudi 21 février 2019

Rejet des demandes de conformité des FCBE, USL et RE: L’opposition veut dégainer contre « la machination » de Talon

Publié le 21/02/2019
Par Loth HOUSSOU, La TEMPETE

Les membres de l'opposition, face à la presse


Ça grogne grave dans le rang de l’opposition au Bénin. L’heure n’est plus à la plaisanterie. En effet, suite au rejet de leurs demandes respectives de certificat de mise en conformité aux dispositions légales de la nouvelle charte des partis politiques hier, les responsables des trois (03) principaux partis de l’opposition à savoir FCBE, USL et RE sont montés aux créneaux pour dénoncer ce qu’ils appellent « tentative d'exclusion des partis politiques de l'opposition des prochaines élections législatives ».

C’était à l’occasion d’un point de presse animé dans la soirée d’hier jeudi 21  février 2019 au Codiam à Cotonou. Par cette action, l'opposition, par la voix de l’honorable Nourénou Atchadé, lance un appel général à la mobilisation à l’endroit de toutes les forces vives de la nation, pour défendre la démocratie et l'ordre constitutionnel chèrement acquis.
Morceaux choisis.


« Chers compatriotes, notre démocratie est fortement en danger. Et pour cause, tous les partis politiques de l’opposition viennent d’être arbitrairement exclus de la course aux élections législatives d’avril 2019. »

« Il nous était revenu hier jusqu’à 18 heures que tous les partis politiques ayant déposé leurs dossiers de mise en conformité sont tous éligibles et en instance d’obtenir le fameux certificat de conformité et le récépissé provisoire. Contre toute attente, il nous a été demandé de passer dans la matinée de ce jeudi 21 février 2019, pour retirer un courrier nous notifiant notre exclusion du processus électoral en cours à travers une décision politique basée sur des motifs infondés qui ne figurent pas parmi les multiples observations à nous notifiées et auxquelles nous avons donné entière satisfaction ».

« Chers compatriotes, qu’il vous souvienne qu’à travers plusieurs sorties médiatiques, nous avions dénoncé et rejeté, le certificat de conformité inventé de toutes pièces par la cour constitutionnelle de DJOGBENOU comme étant un acte illégitime et illégal parce que ne figurant dans aucune loi électorale au Bénin ».

« Au grand dam de tous, le ministre de l’intérieur, pour des raisons infondées et parfois en référence à des articles inappropriés, délivre aux trois partis de l’opposition, en l’occurrence, USL, RE et FCBE, un certificat de non-conformité, synonyme de leur exclusion pure et simple de la course aux législatives d’avril 2019 ».

« En conséquence, le gouvernement TALON veut imposer à tous les Béninois et à toutes les Béninoises, ses députés godillots qui continueront de voter les yeux fermés des lois liberticides anti-démocratiques et contre le peuple béninois ».

« Face à cette situation, les partis politiques de l’opposition notamment, USL, RE, FCBE, PCB, dénoncent avec fermeté cet acte anti-démocratique qui relève d’une période révolue ».

« Ils appellent le peuple souverain à se mobiliser pour rétablir, par tous les moyens légaux, notre démocratie chèrement acquise et respectée ».

« En tout état de cause, le gouvernement TALON sera tenu pour responsable des déconvenues qui découleraient de cet acte odieux et anti-démocratique, si au plus tard demain vendredi 22 février 2019, à 12 heures, les partis politiques de l’opposition ne sont pas rétablis dans leurs droits ».

Tentative d’exclusion des partis de l’opposition des prochaines législatives : Le président du PLP réagit depuis Paris

Publié le 21/02/2019
Par Loth HOUSSOU, La TEMPETE

Léonce Houngbadji, président du PLP, candidat sur la liste USL


Branlebas dans les états-majors des partis de l’opposition béninoise depuis ce matin. Et pour cause, les demandes de conformité des partis FCBE (Force Cauris pour un Bénin Emergeant), USL (Union Sociale Libérale) et RE (Restaurer l’Espoir) dans le processus de participation aux élections législatives ont été rejetées par le Ministre de l’Intérieur. Et déjà, les réactions ne se font pas attendre.
De sources concordantes, l’on apprend qu’une concertation de crise a réuni les dirigeants de l’opposition dans les locaux du parti Restaurer l’Espoir de l’ancien Ministre de la Défense Candide Azannaï. Réunion qui a débouché sur une conférence de presse, tard dans la soirée. Mais avant, Léonce Houngbadji, président du Parti pour la Libération du Peuple (PLP) et candidat sur la liste USL a, depuis Paris où il est exilé depuis quelques mois, fait savoir son amertume face à la situation, à travers un communiqué de presse que voici.

COMMUNIQUE DE PRESSE SUR LE COMPLOT DE TALON CONTRE LA DEMOCRATIE ET L’OPPOSITION


Le pouvoir affameur et prédateur de la « Rupture » a peur des élections. Patrice Talon a peur de la compétition électorale, convaincu qu’il sera laminé et humilié dans les urnes.
Après avoir persécuté et traqué ses principaux opposants, certains jetés en prison pour les réduire au silence et d’autres en exil pour les éloigner du pays, le tyran passe à la vitesse supérieure. Objectif : empêcher les forces politiques de l’opposition de participer aux élections législatives du 28 avril 2019.
En effet, le ministre de l’intérieur et de la sécurité publique a déclaré que les dossiers administratifs des partis politiques opposés au pouvoir de « la ruse et de la rage » ne sont pas « conformes à la loi » et refuse de leur délivrer « le certificat de conformité », certificat qui n’existe nulle part dans les lois de la République.
Je dénonce un harcèlement politique jamais vu, une provocation insupportable et j’appelle à des actions citoyennes fortes et résolues pour contraindre Patrice Talon et ses auxiliaires à respecter les règles de jeu démocratique.
Pendant cette période très sensible, très tendue, je crains que ces attaques contre la démocratie et le peuple pour décapiter l’opposition et l’empêcher de compétir puissent avoir des répercussions néfastes considérables sur la paix, la stabilité et l’unité nationale.
J’adresse une sévère mise en garde au chef de l’Etat contre ses manœuvres politiciennes suicidaires et j’appelle tous les Béninois à jouer un rôle actif, informé et constructif dans l'éradication de la ruse électorale.
J’invite le ministre de l’intérieur et de la sécurité publique et le ministre de l’économie et des finances à délivrer sans délai aux partis d’opposition et à leurs candidats les pièces administratives nécessaires.
Je lance un appel pressant en direction de toutes les forces politiques de l’opposition pour qu’elles prennent la pleine mesure de la situation et apportent, dans l’unité et la cohésion, la riposte appropriée aux imposteurs et oppresseurs.
Le peuple béninois mérite des élections inclusives, dignes de confiance, transparentes et exemptes de toute activité susceptible de ternir les résultats.
En tout état de cause, je rends le chef de l’Etat, le ministre de l’intérieur, le ministre des finances à travers l’administration des impôts, la Cour constitutionnelle et la Cena responsables des déconvenues qui découleraient de leurs provocations politiques.
Ici, c’est le Bénin et le peuple souverain défendra la Patrie quel qu’en soit le prix à payer.
Béninois Debout. La Patrie nous appelle.

Vive la République !
Vive l’unité nationale !
Vive la paix !
Vive l’opposition forte !
Vive le Bénin !
Je vous remercie

Fait à Paris, le 21 Février 2019

Léonce HOUNGBADJI,
Président du Parti pour la Libération du Peuple (PLP)

Certificat de mise en conformité: 05 partis de la mouvance servis, tous les partis de l’opposition déboutés

Publié le 21/02/2019
Par Loth HOUSSOU, La TEMPETE

Le Ministre de l'Intérieur Sacca Lafia

Alors que la Commission Electorale Nationale Autonome (CENA) a déjà ouvert ses portes dès ce jour jeudi 21 février 2019, pour recevoir les dossiers des candidats aux législatives du 28 avril prochain, aucun parti de l’opposition n’a encore obtenu son certificat de mise en conformité, afin de participer au scrutin.

Cependant, dans la soirée d’hier mercredi 20 février 2019, le Ministre de l’intérieur Sacca Lafia a délivré au profit de cinq (05) partis de la mouvance, le document en question. Il s’agit des partis politiques PRD (Parti du Renouveau Démocratique) de Me Adrien Houngbédji, le BR (Bloc Républicain) coordonné par l’He Jean-Michel Abimbola, l’UP (Union Progressiste) coordonné par l’He Bruno Amoussou, le MOELLE-Bénin de Jacques Ayadji et des FCDB (Forces Cauris pour le Développement du Bénin)  du Professeur Soumanou Toléba.

Les FCBE (Forces Cauris pour un Bénin Emergeant) de l’ancien Chef d’Etat Boni Yayi, l’USL (Union Sociale Libérale) du candidat malheureux à la présidentielle de 2016 et RE  (Restaurer l’Espoir) de l’ancien Ministre de l’actuel Chef de l’Etat, Candide Azannaï ont simplement été déboutés à nouveau.

Si jusqu’au mardi 26 février prochain, jour de la clôture des dépôts de candidature à la CENA, aucune solution n’est trouvée par les dirigeants des partis de l’opposition pour se conformer à la loi en vigueur, c’est dire que le scrutin aura lieu rien qu’avec les partis de la mouvance présidentielle.  En clair, les opposants ne pourront pas prendre part aux élections législatives d’avril 2019, pour le moment tout compte fait.
En effet, plusieurs irrégularités constatées pourraient être la cause du blocage des dossiers des partis de l’opposition au Ministère de l’Intérieur. Entre autres, nous pouvons citer :
le défaut de déclaration de certains partis politiques par trois (03) membres fondateurs mandatés à cet effet ;

La signature de certaines attestations de résidence par des autorités non habilitées (les attestations de résidence concernées sont signées par des autorités ou responsables qui ne sont pas soit territorialement, soit matériellement compétents)

Le défaut de signature et/ou de date de certaines attestations de résidence

Le défaut de légalisation de l’acte de naissance ou jugement supplétif d’acte de naissance de certains membres fondateurs

Le défaut de précision de certaines mentions obligatoires du procès-verbal   notamment les noms, prénoms, dates et lieux de naissance, adresses, professions des membres fondateurs et les fonctions de ceux d’entre eux élus pour assumer des responsabilités dans les organes dirigeants au plan national.


On y revient.

mercredi 20 février 2019

Conseil des Ministres : Les 02 remplaçants de Toboula et de Dassigli dévoilés (Dassigli passe service ce jour)

Publié le 21/02/2019
Par Loth HOUSSOU, La TEMPETE

L'ex Ministre de la décentralisation, Barnabé Dassigli


Relevés de leurs fonctions respectives, les remplaçants de Modeste Toboula à la tête du département du littoral et de Barnabé Dassigli du portefeuille ministériel de la Décentralisation et de la Gouvernance Locale sont déjà connus. Contrairement aux rumeurs, ce ne sont pas de nouvelles têtes qui ont été choisies pour occuper leurs fauteuils. Mais des collègues de ces deux autorités mis en cause, connues comme les ouvriers de premières heures aux côtés de Patrice Talon.
L’actuel préfet de l’Atlantique Jean-Claude Codjia a été nommé préfet intérimaire du littoral, cumulativement à son titre de préfet de l’atlantique. Quant au Ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance Locale, il sera désormais assuré par intérim et cumulativement par l’actuel Ministre des Infrastructure Alassane Séidou, à en croire les décrets pris ce jour mercredi 20 février 2019 par le Président de la République du Bénin.
Ce jour jeudi 21 février 2019, l'ex Ministre Barnabé Dassigli passera service à son homologue, dans les locaux du Ministère.

Rappelons que pour l’affaire, le désormais ex-préfet Modeste Toboula est déjà écroué à la prison de Missérété depuis hier soir, avec d’autres mis en cause. Le Ministre Barnabé Dassigli, lui aussi, sera envoyé à la Haute Cour de Justice.

Notre prochaine parution, toujours concernant cette nébuleuse affaire de bradage de domaine public de l’Etat sera intitulé comme suite :

Affaire bradage du domaine public
Voici la liste des richissimes hommes d’affaire et autres impliqués

Après son limogeage ce matin: Toboula présenté à la CRIET puis déposé en prison !

Publié le 20/02/2019
Par Loth HOUSSOU, La TEMPETE

Comme l’éclair, tout est entrain d’aller aussi vite qu’on se demande si c’est un scénario monté. Pourtant, les sources de nos informations sont belle et bien fondées. Le désormais ex-préfet du littoral, Modeste Toboula est déjà en route pour être déposé à la prison de Missérété.

L'ex-préfet Modeste Toboula en prison


Après avoir été relevé de ses fonctions ce matin en Conseil des Ministres, l’on apprenait que le désormais ex-préfet était en route pour être conduit à la Cour de Répression des Infractions Economiques et du Terrorisme (CRIET).
Après vérification, nos sources nous confirment que les mis en cause ont été écoutés de 17 heures jusqu'à 21 heures, dans les locaux du siège de la CRIET à Porto-Novo. Après analyse du dossier, il a été décidé que les mis en cause soient déposés sous mandat de dépot , en attendant l'ouverture du procès programmé pour le 08 avril 2019.

Ainsi, un mandat de dépôt a été requis contre neuf (09) mis en cause dans l’affaire dont l’ex-préfet Modeste Toboula. Ils sont convoyés à la prison de Missérété, situé dans le département de l’Ouémé.

Pour rappel, l’ancienne autorité numéro 1 du littoral, Modeste Toboula serait impliqué dans une opération irrégulière de lotissement et de transaction sur le domaine public de l’Etat à Fiyégnon 1, zone à vocation touristique exclusive de la route des pêches. Il est devenu célèbre d’abord par l’opération de déguerpissement des occupants illégaux des trottoirs de la ville de Cotonou début 2017, puis par de nombreuses autres opérations musclées. Il avait été écouté lundi dernier puis relâché par l’Ex Brigade Economique et Financière. De nouveau convoqué hier mardi, il sera écouté puis gardé à vue pour y passer sa première nuit avant d’être écroué à la prison de Missérété.
On y revient.

Affaire bradage de domaine public : le Préfet Toboula et le Ministre Dassigli, sautés de leurs postes

Publié le 20/02/2019
Par Loth HOUSSOU, La TEMPETE

Le préfet Modeste Toboula et ...

« Mercredi pimenté » dans la barque Rupture.
Modeste Toboula n’est plus le préfet du département du Littoral. Il a été relevé de ses fonctions, ce matin, par le Chef de l’Etat Patrice Talon, après avoir passé sa première nuit en garde-à-vue dans les enclos de l’ex Brigade Economique et Financière. Telle une rumeur, l’information a été confirmée et elle figure parmi les grandes décisions du Conseil des Ministres de ce jour, mercredi  20 février 2019.

Selon nos sources, le désormais ex-préfet Modeste Toboula n’est pas la seule grosse tête de la barque Rupture à avoir été sautée. Barnabé Dassigli, le Ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance Locale, est lui aussi, relevé de ses fonctions.
Et pour cause, il leur est reproché le bradage d’un domaine public de l’État situé dans la zone de l’aéroport de Cotonou. Ledit domaine a été, en effet, illégalement vendu à des richissimes hommes d’affaire connus et respectés au Bénin.

Il s’agit de Nazaire Gnanhoué, Pdg des Mèches NINA et représentant des produits Cookzen et du Champagne TROUILLARD au Bénin et de Magloire  Saizonou, Pdg de la société CTPS.
Si l'un des prévenus a été libéré sous convocation hier mardi 19 février 2019, deux (02) autres gros bonnets ont aussi été gardés à vue, avec bien sûr le géomètre concerné par la même affaire.

Prenant acte des faits et dans sa vision de lutte implacable contre l’impunité, tous les mis en cause (du préfet Toboula jusqu’au géomètre, en passant par les bénéficiaires) seront présentés au Procureur de la République vendredi 22 février 2019, sauf l’ex Ministre Barnabé Dassigli, qui sera, lui, jugé par la Haute Cour de Justice, selon les dispositions légales en vigueur.



et le Ministre Barnabé Dassigli dans les coulisses de la prison



Nous y reviendrons.

lundi 11 février 2019

Showbiz : Label Zik Promo dans un nouvel envol avec Sony Music, Eusèbe Dossou et Dr Lavil


Publié le 11/02/2019
Par Loth HOUSSOU, La TEMPETE

Le Manager Général Eusèbe Dossou entouré des promoteurs du Label Zik Promo...


Née en 2012 et opérationnelle en 2014, la structure béninoise de promotion des œuvres musicales « Zik Promo », devenue « Label Zik Promo » en 2018 avec désormais le volet « productions », réussit des pas de géant. Samedi 09 février 2019, dans la somptueuse salle des fêtes ‘’Le Prestigieux’’, elle officialise, à travers une cérémonie de signatures de contrats, des partenariats avec de nouveaux acteurs ou entités du showbiz : Eusèbe Dossou, Sony Music et l’artiste Dr Lavil.

Après avoir réussi à faire affirmer des dizaines d’icônes de la musique béninoise, Label Zik Promo fondé et dirigé par les frères jumeaux Mohamed et Ahmed Medi Yessoufou, concrétise de nouvelles ambitions. Devant un parterre de figures du showbiz, animateurs et hommes de médias, l’équipe a accueilli trois personnages ou représentants de structures qui vont booster leurs rêves.
Avec le premier, Eusèbe Dossou, président de l’Association des Managers Culturels Actifs du Bénin (Amacab), la structure Label Zik Promo (LZP) signe un contrat de Management Général. Son rôle, négocier et obtenir des contrats au profit des artistes du label, même avec d’autres n’ayant encore aucune signature avec le label.

Le deuxième sur la liste, c’est Eric Gbèha. Il est le représentant d’Orcha, la filière de Sony Music qui s’occupe de la distribution digitale et physique des œuvres artistiques avec un réseau de plus de 30.000 radios à travers le monde. Il se chargera d’intégrer toutes les sonorités des artistes signés par le label dans la base de données de Orcha, pour qu’explose la promotion des œuvres musicales béninoises à l’étranger.  
Quant au 3è, il s’agit de l’artiste Lavil, baptisé Dr Lavil à l’occasion de la cérémonie de signature. Il s’ajoute ainsi à Master Ked, le précurseur de « din to lolo », cette révélation de l’année 2018 arrivé finaliste au concours Bénin Top 10.
Dans ses propos, l’homme qu’on appelle « Le Manager des Managers », Eusèbe Dossou a annoncé plusieurs défis et chantiers. Entre autres, la promotion des artistes musiciens à l’international, la sensibilisation des artistes ; la sensibilisation de la population pour une consommation locale ; la sensibilisation des hommes politiques ; la redynamisation du secteur de distribution des œuvres artistiques. Pour les fondateurs du label, une nouvelle heure a sonné pour la musique d’origine béninoise vis-à-vis du monde entier.
We wait and see.


... ont officialisé l'accueil de Docteur Lavil ...


...sous le regard bénisseur et bienveillant des professionnels des médias spécialisés dans la Culture

vendredi 8 février 2019

NOKOE JAZZ FESTIVAL à Sô-Ava, Ganvié et Sô-Tchanhoué : Gangbé Brass Band, Sessimè, Norberka, Rémy Zola, Groupe Mtn, Sasha Love et consorts en spectacles sur l’eau

Publié le 08/02/2019
Par Loth HOUSSOU

Demain samedi 09 et le dimanche 10 février 2019, pour la toute première fois dans l’histoire de la musique béninoise, trois grands villages lacustres du Bénin à savoir Sô-Ava, Ganvié et Sô-Tchanhoué vont vibrer aux sons et aux lumières d’un événement inédit : Le Nokoé Jazz Festival.



Fruit d’une association interculturelle baptisée « Nokoé-Léman », née à partir des lacs Nokoué (Bénin) et Léman (Suisse), l’événement qui constitue un pont culturel entre les initiateurs des deux (02) pays (Gangbé Brass Band  du Bénin et un groupe culturel de la Suisse), est à sa première édition et annonce un programme très accrochant. D’abord, c’est la liste des artistes annoncés qui emballe. Gangbé Brass Band ; Sessimè avec son orchestre; Norberka avec son groupe musical; des groupes de ballet de Toffo ; Les Wood Sound ; Hagbè Band Sos. Dans la liste, figurent également des Stars venues de l’extérieur. Entre autres, Sasha Love et un rappeur, Jonas Art Brut, venus de la Suisse ; une virtuosité peuhl : Achille Ouatarra et Dicko Fils d’origine du Faso Burkina ; des groupes de fanfares locales.

De la musique à bord des barques motorisées, pour du tourisme gratuit pour tous …

A 14h 00, le festival sera lancé à partir d’un grand carnaval qui démarre de l’embarcadère de Sô-Ava : direction, Sô-Tchanhoué, mais en passant d’abord par Ganvié. Et ce sera avec des sonorités du cuivre baignant dans des ronflements de la grosse caisse, pour ne faire qu’exploser des notes de la fanfare, pour le plaisir de ceux qui feront le déplacement. Afin de permettre à ceux qui auront envie de vivre de l’ambiance musicale en flottant sur le lac Nokoué, de grosses barques motorisées offertes par la Mairie de Sô-Ava sont disponibles. Ainsi, ce sera une grosse occasion pour bénéficier d’un tourisme gratuit avec une ambiance de fée à l’appui sur la Venise d’Afrique, ce lieu splendide à découvrir.
Une fois à Sô-Tchanhoué, place sera faite à des spectacles en déambulations avant le retour en fin d’après-midi à Ganvié, pour le premier grand spectacle dont le podium est déjà érigé sur une presqu’île attire déjà plus d’un.

Des concerts simultanés à Sô-Ava et Ganvié le dimanche

Le dimanche 10 février à partir de 16 heures, auront lieux simultanément, deux autres grands concerts live à l’embarcadère de Sô-Ava et à Ganvié de nouveau.
A en croire le comité d’organisation, le festival a pour intérêt de faire des échanges interculturels, pour amener des artistes suisses au Bénin et des artistes Béninois en Suisse. Et pour la circonstance, 22 étudiants suisses sont déjà foulé le sol béninois depuis quelques jours, pour un Master class avec les élèves musiciens du centre SOS Village d’Enfants d’Abomey-Calavi. Et dimanche, au cours du grand concert live de Sô-Ava, ils présenteront au public, le fruit de leur collaboration interculturelle.

jeudi 7 février 2019

Verdict du procès ICC-Services: Yayi Boni ne sera plus poursuivi ! (Voici l’intégralité du verdict)

Publié le 07/02/2019
Par Loth HOUSSOU, La TEMPETE


Après plus d’un mois de procès retransmis en direct sur deux (02) chaînes de radiodiffusion depuis le siège de la Cour de Répressions des Infractions Economiques et du Terrorisme (CRIET), le verdict relatif au dossier ICC-SERVICES et Consorts est enfin tombé.
L'ex-Président Yayi ne sera pas poursuivi dans le procès ICC-Services


Et contrairement à ce qui a été annoncé dans les réquisitions du Procureur Spécial Gilles Togbonon le lundi 04 février dernier au cours du procès, l’ancien Président de la République Thomas Boni Yayi  et les personnalités de l’ancien régime citées comme complices, n’auront plus du souci à sa faire, car ne seront plus poursuivis. Le verdict du procès n’est plus revenu sur ce cas de figure dans le délibéré rendu public tard dans la nuit ce jour 07 février 2019 à 00h 26 mn.
 Dans tous les cas, sauf appel de la part des victimes ou des condamnés dans le délai des 03 jours tel que annoncé, le fameux dossier ICC-Services ne devrait plus retourner devant une juridiction au Bénin, pour condamner à nouveau, qui que ce soit.
Visiblement, au regard des conséquences que pourraient engendrer la décision de poursuite de ces personnalités (Boni Yayi et consorts) dont la plupart sont de potentiels opposants au régime de la Rupture, la CRIET a opté pour la préservation de la paix.

Le Procureur Spécial Gilles Togbonon a rendu une décision salutaire


Surtout lorsqu’on sait que le Bénin traverse une période très sensible, à cause de l’approche des législatives fixées pour le 28 avril prochain, premier grand test de popularité du Président Patrice Talon au pouvoir depuis avril 2016.

Lire l’intégralité du verdict.

VERDICT DU PROCÈS ICC-SERVICES PRONONCÉ CE JEUDI 07 FÉVRIER 2019

Décision de la Cour

La Cour condamne Guy AKPLOGAN, Émile TEGBENOU, Pamphile DOHOU, Clément SOHOUNOU à dix (10) ans d'emprisonnement ferme, à douze (12) millions F cfa d'amende chacun. Étienne TIHOUNDRO est condamné à 08 ans d'emprisonnement ferme et à douze (12) millions F cfa d'amende.

La Cour condamne Grégoire AHIZIME à 3 ans d'emprisonnement ferme et à huit (08) millions F cfa d'amende, acquitte purement et simplement le pasteur Justin DIMON et ordonne la restitution des huit (08) millions F cfa qu'il a versé comme caution.
Enfin, la Cour ordonne le dégel des 252 millions F cfa consignés au greffe, des 275 millions F cfa consignés au trésor public, la vente de plus de 150 immeubles appartenant aux promoteurs. Les frais issus de la vente des plus de 150 immeubles en plus des 822 millions F cfa vont servir à rembourser les victimes de Icc-Services.

mercredi 6 février 2019

Positionnements des candidats des deux blocs de la mouvance pour les législatives: Le piège fatal qui guette Patrice Talon pour ses choix

Publié le 06/02/2019
Par Loth HOUSSOU, La TEMPETE

Trois ans (03) après avoir remporté le fauteuil de la magistrature suprême, l’ex-homme d’affaires Patrice Talon garde-t-il encore une côte de popularité élevée au Bénin ? Le tout premier test pour jauger cette équation aura lieu dans moins de trois (03) mois. Il s’agit des élections législatives du 28 avril 2019, pour le compte de la 8è législature.
Face à une atmosphère socio-économique restée tendue quelques mois seulement après qu’il ait pris les clés en mains, à cause des amères couleuvres qu’imposent ses nombreuses et difficiles réformes, le chantre de la « Rupture » est bel et bien attendu à un grand carrefour par ses adversaires politiques, pour prouver ses réelles capacités de « Compétiteur né ».

Patrice Talon n'a pas droit à l'erreur pour ses choix

Au moment où les uns estiment que le fait de n’avoir pas réussi à regrouper toute la mouvance présidentielle dans deux (02) seuls blocs, constitue les prémices d’un échec à venir, le pilote du « Boeing 229-Bénin Révélé » dispose encore de grands atouts pour déjouer les pronostics, au soir du 28 avril prochain. Ces atouts, ce sont les nouvelles et jeunes figures politiques populaires au sein des désormais gros partis créés par l’homme lui-même : Le Bloc Républicain et l’Union Progressiste.

« Parfois, on peut disposer de grosses cartouches et rater ses cibles », dit-on.
Qui, pour être positionnés et conduire la tête de liste du Bloc Républicain et de l’Union Progressiste dans chacune des 24 circonscriptions électorales du Bénin ?
C’est justement là, le piège fatal qui guète Patrice Talon, face aux choix de ses lieutenants qui seront envoyés aux affronts, face à une opposition monstrueuse coiffée par deux de ses alliés politiques d’hier Sébastien Ajavon et Candide Azannaï puis l’ancien Chef de l’Etat, Boni Yayi.

Pendant qu’il était candidat à la présidentielle de 2016, l’homme avait promis des reformes dans tous les secteurs du pays, pour un Nouveau Départ. C’est sans doute l’ultime occasion pour lui d’agir, afin de redonner un nouveau souffle à l’Assemblée Nationale du Bénin.
Une affiche du Président Patrice Talon lors des campagnes de 2016

Tout compte fait, Patrice Talon est connu pour une poigne aigüe, et il devrait porter ses choix selon des critères bien définis, même s’il tient encore à tenir sa promesse de ne pas faire challenger les 59 députés du Bloc de la Majorité Parlementaire (BMP).
D’entrée de jeu, la priorité devrait aller à un rajeunissement de la classe politique.
L’autre critère à prendre en compte, c’est le degré de proximité et d’utilité des candidats vis-à-vis des populations de leurs circonscriptions, surtout les têtes de listes ; car si la tête est vomie, le reste du corps n’a plus aucune valeur.
En outre, Patrice Talon doit avoir le courage de ne pas positionner les députés étiquetés par des casseroles.
L’autre catégorie de députés à écarter ou à ne pas prioriser, ce son les vieux députés qui n’ont plus rien à prouver, incapables de se faire remarquer à travers des questions d’actualité nationale. D’autres sont carrément de véritables pèlerins politiques qui ne reconnaissent le peuple qu’à la veille des élections.

Lorsque Le chantre de la Rupture aura pris en compte tous ces critères énumérés, il pourra se laver les mains et tranquillement démarrer la machine de la stratégie politique qu’on lui connait pour la bonne moisson, au soir du 28 avril prochain.

Tout de même, l’homme peut prioriser sur certaines figures politiques dans certaines circonscriptions électorales.
Lisez dans notre parution de lundi, un dossier spécial titré :

Positionnement des têtes de listes pour les législatives :

Voici la liste de ceux sur qui Patrice Talon devrait miser

dimanche 3 février 2019

Décès de l’He Atao Hinnouho en France : De la pure intoxication pour créer une psychose généralisée

Publié le 03/02/2019
Par Loth HOUSSOU

« Bonjour mes frères. L’honorable Atao n’est plus. Il a rendu l’âme ce matin à 4h57’ dans la capitale française. Que son âme repose en paix. Source RFI » a-t-on lu dans des groupes de réseau social, à Cotonou tôt ce jour dimanche 03 février 2019.

L'He Taofick Mohamed Hinnouho bel et bien en vie


Et telle une traînée de poudre, l’information non vérifiée a été ventilée à travers d’autres réseaux sociaux et continue de faire trembler des milliers de Béninois d’ici et d’ailleurs. Joins par des appels téléphoniques, les proches de l’honorable Taofick Mohamed Hinnouho alias « Atao ont automatiquement démenti la nouvelle.

Mieux, Loukman Fadéyi, le chef de la cellule de communication de l’homme évacué d’urgence en France pour son étant de santé dégradant, a placardé sur sa page facebook, pour rassurer les uns et les autres : « Pour nos compatriotes qui s’inquiètent de la situation de l’honorable Atao Hinnouho, je tiens à vous rassurer qu’il va bien. »

Alors, on se demande d’où vient la fausse information qui, déjà, en quelques heures, a troublé plus d’un dans des milliers de hameaux ?
Mieux, quelles sont les intentions des auteurs de cette intoxication qui a tenté de créer la psychose généralisée ?
La mort de député profiterait-elle à quelqu’un ?
A la veille des élections législatives prochaines connue pour une période très sensible, au cours de laquelle les citoyens de tous les rangs sont à l’affut d’informations, il urge que les uns et les autres œuvrent pour la préservation de la paix et la quiétude au profit de tout le pays et pour les compatriotes vivant à l’extérieur.

Et si le principal auteur de cette « souillure » était recherché pour répondre de son acte ?