samedi 9 novembre 2019

Après la promulgation de la loi sur l’amnistie : Voici la liste des 63 prisonniers libérés par le Procureur du Tribunal de Cotonou hier vendredi

Après la promulgation de la loi sur l’amnistie

Voici la liste des 63 prisonniers libérés par le Procureur du Tribunal de Cotonou hier vendredi

Publié le 09 Nov. 2019 à 17h 05’
Par Loth HOUSSOU, La TEMPÊTE



De la parole à l’acte, 63 Béninois détenus dans les liens de la prison civile de Cotonou ont recouvré leur liberté depuis hier vendredi 08 novembre 2019. Ordonnée par le Procureur du Tribunal de Première instance de première classe de Cotonou Mario Mètonou, cette libération est une application de la loi d’amnistie votée le 31 octobre dernier par les 83 députés de l’Assemblée Nationale puis promulguée par le Président de la République Patrice Talon jeudi 07 novembre dernier.
Ainsi, les 63 impliqués dans les violences postélectorales de février, mars, avril, mai et juin sont désormais libre de leurs mouvements. De quoi saluer un acte politique qui consolide la cohésion de paix dans notre pays, même si des grincements de dents de milliers de populations contre le pouvoir en place se font manifester par occasions.
Liste.

N° d’Ordre
NOMS ET PRENOMS
01
HOUNYO   Alexis

02
KPODJIGBE   Ernest Emmanuel

03
ASSOGBA   Léon

04
ASSOGBA    Toléa

05
KASOGBIA   Djef

06
OROU KANNI O.G.   Sounon

07
LAFIA MORA   Amadou

08
BALOGOUN   Fréjus

09
LEDJE   Bienvenue

10
ALLAGBE   Mathieu

11
AFOUDA    Timothée

12
ABOUMON   Philippe

13
MBOW     Rougul

14
GNIMAGNON    Ghislain

15
HOUNGUE        Firmin

16
HOUNKPATIN       René

17
DJOSSOU      Dénis

18
ALIDOU Abdou      Rafiou

19
KOKOU Yaovi     Hermann

20
KOUDOLI      Epiphane

21
AGBANNINHOUN      Dègla
Dorothée
22
AHANDESSI      Habib

23
GNASSIGBE     Richard

24
HONFOVOU    Marcel

25
ADE cédric   Maël

26
HINNAGBO    Djahou Lupence

27
GBESSOU      Ignace
Ahouandjinou
28
AHISSOU       Prosper

29
MAMA       Kassim

30
YAI    Dakponon Biaou Alain

31
ALOWA       Sébastien

32
AFOUDA        Yai Albert

33
AMIDOU GOBI     Nourou

34
SEIDOU     Idrissou

35
CHABI LAKOU    Razack

36
AGANNI       Alfred

37
DIMON        Samson

38
AGANNI     Balogoun

39
OLOU      Albert

40
AKAKPO     Gérard

41
SANNI       Issa

42
ASSOUMA     Fawaz Laye

43
HOUNGBEDJI     Josué

44
ADAM ALASSANE    Zakarie

45
HOUNYO    Alexandre

46
KLOTOE       Sourou Samuel Ibrahim
47
YESSOUFOU      Abdou Rachidi

48
LAWANI     Soulé Akim

49
SALIFOU      Issiakou

50
OGOU Thibaut      Armand

51
TOKOUDAGBA      Laurent

52
GBAGBA      Ezéchiel

53
AKPONAN      Mathieu

54
CHABI     Marius

55
TOSSA     Marius

56
NIMON       Awakisso

57
AFFADJO      Bernardin

58
HOUEDANOU         Odilon

59
DAMENOU         Joseph

60
BONOU         Paul

61
HOUESSIONON        Romain

62
OUSMANE        Tadjoudine

63
CAMARA        Soryh Ibrahim


National census project of Benenese living in Nigeria : Finally, the dream of the Union of Beninese residing in Nigeria will be materialized soon (Honoré Hounkpatin salutes the foresight of Pdt Patrice Talon)

National census project of Benenese living in Nigeria

Finally, the dream of the Union of Beninese residing in Nigeria will be materialized soon

(Honoré Hounkpatin salutes the foresight of Pdt Patrice Talon)

Published on Saturday, 9th 2019 at 9:28 AM
By Loth HOUSSOU, La TEMPÊTE

Honoré Hounkpatin, pdt of UBEN

Finally, a good news for Beninese living in Nigeria, after the unfortunate borders closing decision taken by the eastern neighbor. Since Wednesday, November 6th, 2019, an important and salutary decision from the Benin government has  being beenapplauded by thousands of compatriots here and abroad. It’s about the historic census project of all Beninese living in Nigeria.

Estimated at more than two million (2,000,000) of people, the Beninese community residing in Nigeria represents the largest Beninese diaspora worldwide. A real human capital, whom the majority  faces sometimes certain difficulties related to civil status. A recurring concern cited among the constraints notified by the President of the Union of Beninese residing in Nigeria (UBEN) and his peers, this project initiated by the government of the “Rupture” is sure to put an end to an ordeal that has lasted too long. "This is one of the great dreams of our association that will be realized. This is an opportunity to salute the foresight of the Head of State Patrice Talon who unveils great ambitions for his people, whether at home or abroad...said Honoré Hounkpatin, the president of the association, which is based in Abuja, Nigeria.

The Union of Beninese residing in Nigeria (UBEN) in a nutshell...

Affiliated with the High Commissioner of the Beninese External Commission (HCBE), the Union of Beninese residing in Nigeria (UBEN) works in perfect collaboration with the Benin Embassy in Abuja and the General Consulate in Lagos. It aims to be the crucible of all Beninese resident in Nigeria, to accompany them in case of administrative, legal and other difficulties. It has a federal executive office and sections in the 36 states of Nigeria.

It is currently coordinated by Honoré Hounkpatin, a business manager (specializing in the construction and hospitality sector, among others) in Nigeria. His companies use both Benin and Nigerian labour. After many years in Nigeria, he is a well-introduced man in Nigerian business circles as well as in the administration in general. Position that he uses to help many of his compatriots.

Philanthropist and generous, Honoré Hounkpatin's work for the Beninese community living in Nigeria has let him to earn numerous national and international awards.

This project from the President Talon Government, which comes to save its compatriots, marks a happy end to the mandate for the man who intends to pass the witness.

Indeed, the association he leads will be in an elective general meeting this weekend at its headquarters in Abuja, for the renewal of the executive office. Given his record and his ambitions for the Benin community in Nigeria, it would not be a surprise to see him reappointed as head of UBEN for a new term.

We'll come back.




vendredi 8 novembre 2019

Projet national de recensement des Béninois vivant au Nigeria : Enfin, le rêve de l’Union des Béninois résidant au Nigeria bientôt concrétisé (Honoré Hounkpatin salue la clairvoyance du Pdt Patrice Talon)

Projet national de recensement des Béninois vivant au Nigeria

Enfin, le rêve de l’Union des Béninois résidant au Nigeria bientôt concrétisé

(Honoré Hounkpatin salue la clairvoyance du Pdt Patrice Talon)

Publié le 07 Nov. 2019 à 21h 27’
Par Loth HOUSSOU, La TEMPÊTE

Honoré Hounkpatin, pdt de l'UBEN


Enfin, une bonne nouvelle pour les Béninois vivant au Nigeria, après la fâcheuse décision de fermeture des frontières prise par le voisin de !’est. Depuis le mercredi 06 novembre 2019, une importante et salutaire décision du gouvernement béninois fait applaudir des milliers de compatriotes d’ici et d’ailleurs. Il s’agit de l’historique projet de recensement de tous les Béninois vivant au Nigéria.

Estimée à plus de deux millions (2.000.000) de personnes, la communauté des Béninois résidant au Nigeria représente la plus grande diaspora béninoise dans le monde entier.Un véritable capital humain dont la majorité est parfois confrontée à certaines difficultés liées à l’état civil. Récurrente préoccupation citée parmi les contraintes notifiées par le président de l’Union des Béninois résidant au Nigeria (UBEN) et ses pairs, ce projet initié par le gouvernement de la Rupture vient à coup sûr mettre fin à un calvaire qui n’a que trop duré. C’est l’un des grands rêves de notre association qui sera concrétisé. C’est l’occasion de saluer la clairvoyance du Chef de l’Etat Patrice Talon qui dévoile de grandes ambitions pour son peuple, qu’il soit sur le territoire national ou à l’étranger…, fait savoir Honoré Hounkpatin, le président de ladite association dont le siège est à Abuja au Nigeria.

L’Union des Béninois résidant au Nigeria (UBEN) en un mot…

Affiliée auHaut Commissariat des Béninois de l’Extérieur(HCBE), l’Union des Béninois résidant au NigeriaUBEN) travaille en parfaite collaboration avec l'Ambassade du Bénin à Abuja et le Consulat général à Lagos.Elle a pour vocation d’être le creuset de tous les Béninois résidant au Nigeria, de les accompagner en cas de difficultés  d’ordre administratif, légal et autres.Il est dotéd’un bureau exécutif fédéral et des sections au niveau des 36 Etats du Nigéria.
Il est actuellement coordonné par Honoré Hounkpatin, un responsable d'entreprises (spécialisé dans le secteur des Btp et l’hôtellerie, entre autres) au Nigeria. Ses entreprises utilisent aussi bien la main d’œuvre béninoise que nigériane.Après de longues années au Nigeria, c’est un homme bien introduit dans les milieux d'affaires nigérians que dans l'administration en général. Position qu'il utilise d'ailleurs pour aider nombre de ses compatriotes.

Philanthrope et généreux, les actions de Honoré Hounkpatin au profit de la communauté des Béninois vivant au Nigéria lui ont valu de nombreuses distinctions tant au plan national qu'international.
Ce projet du Gouvernement Talon qui vient sauver ses compatriotes marque une fin de mandat heureuse pour l’homme qui entend passer le témoin.
En effet l’association qu’il dirige sera en assemblée générale élective ce week-end à son siège à Abuja, pour le renouvellement du bureau directeur. Au regard de son bilan et des ambitions qu’il nourrit pour la communauté béninoise au Nigeria, ce ne serait pas une surprise de le voir reconduit à la tête de l’UBEN pour un nouveau mandat.

Nous y reviendrons.


jeudi 7 novembre 2019

Afrique/Téléphonie mobile : “Mara phones”, la première marque de téléphone android fabriqué au Rwanda déjà sur le marché

Afrique/Téléphonie mobile

“Mara phones”, la première marque de téléphone android fabriqué au Rwanda déjà sur le marché

Publié le 07 Nov. 2019 à 12h 15’
Par Loth HOUSSOU, La TEMPÊTE



Pays jadis révélé par sa terrible et pitoyable histoire de guerre civile qui a mis sous terre des centaines de ses fils, le Rwanda, sous Paul Kagamé, réussit progressivement à se forger la réputation d’une grande fierté du continent africain.  Et de quelle manière !?
Annoncé il y a moins de deux (02) ans, le président rwandais Paul Kagame est déjà, avec ses compatriotes, à fond dans la technologie avancée à travers la fabrication et la mise sur le marché mondial du téléphone portable intelligent (smart phone).

Et le nom du premier fruit est déjà connu:” Mara phones “. Il s’agit des téléphones intélligents de dernière génération et équipés du système d’exploitation Android. Il y en a de deux (02) modèles: Mara X et Mara Z.

1er smart phone 100% made in Africa, toutes les pièces du téléphone de la marque Mara sont fabriquées sur le continent africain.
Selon nos sources, les téléphones de marque Mara se positionnent comme le concurrent directs du géant Samsung et il ne coûte pas cher.
La version X est vendue 148.000 francs rwandais (95.000 Fcfa) tandis que le Mara Z coûte environ 213.000 francs rwandais, ce qui équivaut à 137.000 Fcfa.


A travers cet exploit révolutionnaire concrétisé dans le domaine de la téléphonie mobile, les génies “Huti “et des “Tutsi “ offrent à l’Afrique entière une nouvelle renommée à l’égard du monde.


Cartes d’Invitations distribuées, programme entier rendu public, préparatifs au point, ... : Voici comment feu Albert Tévoédjrè voulait célébrer ses 90 ans ce week-end

Cartes d’Invitations distribuées, programme entier rendu public, préparatifs au point, ...

Voici comment feu Albert Tévoédjrè voulait célébrer ses 90 ans ce week-end

Publié le 07 Nov. 2019 à 9h 17’
Par Loth HOUSSOU, La TEMPÊTE



Loin d’être uniquement une simple perte pour les fils et filles d’origine béninoise vivant ici et ailleurs, le décès du patriarche Albert Tévoédjrè survenu hier mercredi 06 novembre 2019 est une véritable averse qui a transformé toute une réjouissance programmée en célébration de deuil. En effet, à l’occasion de ses 90 ans, le « Renard de Djèrègbé », avait, grâce à la contribution de certaines figures, programmé une célébration digne du nom.

Objectif, rendre grâce à l’Eternel pour 90 années de vie souhaitée autour des activités de réflexion et de réjouissance entre connaissances et amis.
Conférence publique ; Action de grâce ; Déjeuner, animations culturelle, visite, remise de cadeau au Professeur Albert Tévoédjrè, prière œcuménique, photo de famille, etc. Tout était déjà programmé pour ce samedi 09 et dimanche 10 novembre 2019 dans les locaux de la Maison Africaine de le Paix sis à Adjati à Adjarra.

Mais hélas ! Et comme le dirait l’autre, la mort est venue tout gâcher. Tout le programme concocté a été foutu en l’air et toutes les personnes conviées auparavant pour venir se réjouir aux côtés du patriarche Albert Tévoédjrè n’auront qu’à s’apprêter pour assister à ses obsèques, dont la date reste encore inconnue.

Comme quoi, c’est Dieu seul qui sait de quoi demain sera fait. Avis donc à nous les humains encore vivants.





mercredi 6 novembre 2019

Après la part de vérité de Moïse Kérékou sur l’affaire destruction de la résidence “Les filaos” : Le gouvernement réagit et désamorce la bombe à polémique

Après la part de vérité de Moïse Kérékou sur l’affaire destruction de la résidence “Les filaos”

Le gouvernement réagit et désamorce la bombe à polémique

Publié le 06 Nov. 2019 à 21h 17’
Par Loth HOUSSOU, La TEMPÊTE

Alain Orounla, porte-parole du gouvernement du Bénin


Au lendemain de l’éclatement de la polémique liée à l’affaire de la résidence “Les filaos” suite à la publication de la part de vérité de l’un des fils du Général défunt, le gouvernement de la rupture n’a pas daigné attendre longtemps avant de rétablir la vérité des faits. Invité ce matin sur l’émission “Actu Matin” de la télévision Canal 3 Bénin, le Ministre de la communication et porte-parole du gouvernement Alain Orounla a apporté des clarifications sur l’affaire. A l’en croire, la succession du général a été prévenue de cette situation et n’a jamais apporté la preuve contraire de la non propriété du feu Mathieu Kérékou.
Voici l’essentiel de son intervention en extraits.

«  Le gouvernent du président Patrice Talon entrevoit un projet de l’embellissment du boulevard de la marina. C’est ce cadre qu’est prévue la destruction de la résidence de l’ancien président feu Général Mathieu Kérékou … »
«  Il ne s’agit pas de la propreté du Général Mathieu Kérékou mais de la propriété de l’Etat que le général a occupé pendant 50 ans et n’a jamais manifesté le souhait ni le souci de l’acquérir sinon on aurait des éléments plus probants»

« la succession du général a été prévenue de cette situation et n’a jamais apporté la preuve contraire de la non propriété du général ».
« La décision d’embellir cet espace n’est pas une décision du président Patrice Talon seul, mais la décision d’un gouvernement composé de plusieurs membres qui ne peuvent décider de saccager la mémoire du général Mathieu Kérékou … »

« Il s’agit en effet, de quitter ce bâtiment qui menaçait ruine et dont on n’aurait jamais parlé si le gouvernement n’avait pas décidé de le mettre en valeur.  Le bâtiment se situe sur le boulevard de la marina qui est un boulevard d’accès à Cotonou quand vous quittez l’aéroport, c’est un boulevard qui doit être restauré, embellit pour être en phase avec le projet d’embellissement du pays et donc de la ville de Cotonou. Alors on a projeté d’y ériger un monument aux morts dédié à la mémoire de tous les résistants, de tous les fils morts pour ce pays et le général se trouve de cette manière élevée, son mérite est reconnu. A côté donc de ce monument aux morts, il y a tout un jardin donc un espace public dédié à sa mémoire, puisque ça s’appelle ‘’Jardin de Mathieu’’ ce qui est une bonne manière que l’abandon dans lequel se trouve ce bâtiment pour illustrer la mémoire du Général. Donc les précautions qui ont été prises, le projet qui est envisagé, sont suffisamment éloquents pour qu’on ne considère pas qu’il y a la blessure ou l’outrage à une mémoire d’autant que personne depuis la mort du Général ne s’est préoccupée de cette résidence » …


« le gouvernement n’a connaissance d’aucune transaction de 3 milliards et l’ambassadeur Moïse Kérékou n’a apporté aucune pièce. Je crois qu’une transaction de 3 milliards laisse des traces et je crois que l’lorsqu’on a versé 3 milliards, on a au moins un titre de propriété ou un document qui constate que ces 3 milliards ont été versés dans le cadre d’une acquisition de ce domaine »….

Bénin/ Deuil national : Albert Tévoèdjrè a rendu l’âme

Bénin/ Deuil national

Albert Tévoèdjrè a rendu l’âme

Publié le 06 Nov. 2019 à 9h 03’
Par Loth HOUSSOU, La TEMPÊTE



Le patriarche et grand homme politique que le Bénin n’ait jamais connu dans son histoire, Albert Tévoèdjrè a tiré sa révérence.
Telle une rumeur, l’information de son décès a été confirmée par des personnes ressources. Selon nos sources, l’homme est décédé tôt ce matin 06 novembre 2019, à l’âge de 90 ans (né le10 novembre 1929), donc à quatre jours de son anniversaire.

Ancien rapporteur de la Conférence Nationale des Forces vives de la Nation de février 1990, l'homme qui avait pour surnom "Le Renard de Djrèrègbé'' a été également Médiateur de la République, le prédécesseur de Joseph Gnonlonfoun, l’actuel Médiateur. Mais bien avant, l’homme a occupé d’importants postes politiques. Pour ceux qui connaissant le parcours et les grandes connaissances et expériences de cet homme, c’est tout une bibliothèques qui vient de prendre feu au Bénin.


Pour le moment, les conditions et circonstances de son décès ne nous sont pas décrites. Mais nous y reviendrons sous peu.

mardi 5 novembre 2019

Après avoir été privée d’électricité et d’eau sans préavis il y a 02 mois : La résidence “Les Filaos”, du feu Gl Mathieu Kérékou sous le contrôle de l’armée (L’Ambassadeur Moïse Kérékou expose la désillusion des 22 enfants vivants et défend la propriété du Général)

Après avoir été privée d’électricité et d’eau sans préavis il y a 02 mois

La résidence “Les Filaos”, du feu Gl Mathieu Kérékou sous le contrôle de l’armée

L’Ambassadeur Moïse Kérékou expose la désillusion des 22 enfants vivants et défend la propriété du Général

La justice ordonne le déménagement des effets du Gl Kérékou

Publié le 05 Nov. 2019 à 20h 46’
Par Loth HOUSSOU, La TEMPÊTE



Restée voilée depuis bientôt (03)ans que l’affaire a éclaté, la polémique qui fragilise la relation entre les fils et filles du feu Général Mathieu et l’actuel Président de la République Patrice Talon est enfin sur la voie publique.
En effet, depuis tôt ce matin (mardi 05 novembre 2019), la résidence qui a vu naître tous les enfants de l’ancien Président de la République Gl Mathieu Kérékou qui détient le plus long règne (27 ans), a été militarisé. Et pour cause, le gouvernement béninois  décide du retour dudit domaine dans le patrimoine de l’Etat. Et déjà, le domaine devrait abriter tout prochainement, un projet de la part du ministère du cadre de vie. Alors que l’affaire est pendante devant la justice avec au rendez-vous une nouvelle audience programmé pour le lundi 11 novembre prochain, grande a été la surprise de l’Ambassadeur Moïse Kérékou de recevoir par exploit d’huissier, l’ordonnance du Tribunal de Cotonou de déguerpir.
Lisez plutôt la consternation de Moïse Kérékou, à travers sa part de vérité publiée ce matin.


MA PART DE VERITE DANS AU SUJET DES ‘’FILAOS’’

Le Général est parti le 14 octobre 2015. Nous avions porté le deuil plus de deux ans après son décès avant d’ouvrir la succession en Mai 2018. Cette Succession est en cours.

Trop d’oreilles ont retenu ma langue pour plusieurs raisons. D’une part pour éviter d’agiter le repos de mon feu Père, Que Dieu l’accueille au Paradis ; et d’autres part éviter toute polémique inutile pouvant jeter du discrédit sur la personne du Chef de l’Etat pour laquelle j’ai un profond respect. Aussi, je me suis gardé de ne pas faire ombrage ou jeter de l’ombre sur la mission républicaine que mènent deux de mes frères dans l’appareil de l’Etat.

Ce matin, la Résidence les <Filaos> est militarisée. Un proverbe de chez nous dit que sur le lit d’accouchement, la femme n’a plus honte de sa nudité. J’estime qu’il est de mon devoir aujourd’hui d’éclairer l’opinion publique sur l’affaire dite des <Filaos>.

Tout a commencé en février 2017, le Président de la République (PR) avait fait appel à son neveu, le Ministre Modeste Kerekou, Directeur du Fonds National pour la Promotion et l’Emploi des Jeunes (FNPEJ) en ce moment, qui a rendu compte à la famille dès sa sortie d’audience. L’entretien a tourné autour de la Résidence des Filaos. Je retiens de son compte-rendu deux questions que lui aurait posé le PR :
1- La famille Kerekou avait-elle en sa possession les <papiers> de la Résidence ?
2- Si l’Etat décide de vendre à la famille le Domaine, a-t-elle les moyens de payer ?
A la première question, notre frère a répondu que nous n’avons pas encore commencé la Succession et qu’il serait prématuré d’affirmer que la famille est en possession des documents. A la seconde question, il lui a répondu qu’à l’heure où ils se parlent que la famille n’a pas ses moyens. Toutefois, notre maman Marguerite nous a informé que dans les années 2000, notre feu Père a fait un dépôt d’une somme d’environ 3 Milliards au Trésor et qu’on pourrait vérifier pour savoir si ce n’était pas dans le cadre de l’achat dudit Domaine. A propos de cet avoir personnel, le Ministre d’Etat BIO TCHANE y connaît quelque chose.

Qu’il vous souvienne que c’est après cet entretien et la vague d’indignation que cette information a suscitée au sein du Peuple, qu’un ami de notre frère Frederick a publié une conversation téléphonique dans lequel il affirmait que la famille n’était attaché à aucun bien matériel ou terrestre et que le Général avait en son temps la possibilité de s’acheter tout Cotonou mais qu’il ne l’a pas fait, exception faite des <Filaos> qui nous a vu tous naître de Feu Yolande notre aînée à Sarah la benjamine. Nous sommes au total 26 (enfin on donne les vrais chiffres pour les curieux et les spéculateurs) et 4 sont partis. Ce qui nous ramène à 22. Nous sommes tous béninois et chaque beninois a droit à un lopin de terre sur le territoire beninois. Chaque beninois est né dans une maison qu’on appelle <maison familiale>. La Residence les <Filaos> est notre maison familiale.

C’est en mai 2018 que nous avions ouvert la Succession. A la date d’aujourd’hui, la liquidation n’est pas encore achevée et nous sommes suspendus à la décision de la justice. Les bâtiments du domaine, les effets personnels et tous les biens du Général sont comme considérés <sous scellés>. Même une épingle, on ne peut toucher.

En octobre 2018, le PR et sa suite ont fait une descente fortuite au domicile les <Filaos> ; la famille n’était pas avertie ni conviée, autrement on se serait mobilisé pour lui réserver un accueil digne de son rang. C’est après deux semaines que nous avions su le motif de la visite du Chef de l’Etat lorsque le Ministre d’Etat KOUPAKI a présenté la situation aux trois représentants de la famille qu’il a invités au Palais pour une séance. Il s’agit du Colonel Montan KEREKOU, du Ministre Modeste KEREKOU et du colonel Houssouguèdè Patrice, représentant le veuve Marguerite KEREKOU empêchée. L’information portée est la suivante : le retour du Domaine des <Filaos> dans le Patrimoine de l’Etat. Le Chef de délégation, le Colonel Montan KEREKOU a marqué son étonnement qu’on lui dise que les <Filaos> n’était pas une Résidence privée. Il a fait savoir au Ministre d’Etat et à ses collaborateurs qui l’ont assisté que nous sommes en plein inventaire et qu’on a besoin de temps pour mieux fouiller. Toutefois, le Général, notre papa, lui-même a payé les Impôts sur le domaine pendant quelques années et que la famille a pris le relais en s’acquittant régulièrement des Impôts qui s’élèvent environ à 3 millions de nos francs chaque année.

Je n’ai pas assisté à la rencontre car je n’ai pas été convié. J’étais aussi absent du territoire. A mon retour, j’ai demandé à rencontrer le Ministre d’Etat pour qui j’ai de l’estime et qui m’a reçu dans les 48h qui ont suivi. Nous avions échangé sur le statut du Domaine. S’appuyant sur l’avis des techniciens de l’Agence Nationale du Domaine et du Foncier (ANDF), la position du Gouvernement est que le Général au regard de son intégrité n’a pas daigné faire le Titre Foncier (TF) parce qu’il ne voulait pas s’accaparer d’un domaine de l’Etat. Ma position était que justement au regard de cette intégrité évoquée si ce Domaine n’appartenait pas au Général, il l’aurait déjà abandonné dès le 6 avril 2006 le site, car nous le connaissons tous pour sa probité intellectuel. J’ai mentionné que nous avions appris de plusieurs sources digne de foi qu’un paiement a été effectué sur ce Domaine. La mutation du TF a-t-elle abouti ? Je ne saurais le dire mais toutefois nous allons nous concentrer sur ce dossier. Qu’il serait bien qu’on considère les Impôts envoyés comme une présomption de propriété, le temps que nous continuons les vérifications. Le Ministre d’Etat a promis rendre compte au PR.

On en était là lorsque fin mars, nous avions reçu un courrier du Directeur de Cabinet militaire du PR nous intimant l’ordre de déguerpir. Là, c’est devenu sérieux puisqu’on nous avait dit tout le temps que c’était pour honorer la mémoire de l’Ancien Président KEREKOU qu’on voulait procéder à l’aménagement des <Jardins de Mathieu>.

Grâce à l’entremise du Ministre KEREKOU, le Chef de l’Etat a reçu une délégation de la Famille. L’ambiance a été bonne et courtoise aux dires de nos représentants. Absent, je n’ai pas pu assister à la rencontre. Une photo de famille a couronné l’audience. En bon père de famille, le Chef de l’Etat a été très réceptif. Il a déploré que le Ministère du Cadre de vie ne nous ait pas présenté le Projet au préalable. Il a souligné aussi qu’il n’était pas au courant que des familles vivaient en ce lieu. Qu’il donnerait les instructions pour que le Ministre en charge du Dossier nous reçoive.

J’ai moi-même même conduit la délégation de la famille au Ministère du Cadre de vie. Le Projet de Jardins sur lequel sera érigé un Monument aux morts a été présenté par le Ministre TONATO. En réponse, la famille a voulu que les bâtiments actuels ne soient pas détruits mais qu’ils soient plutôt pris en compte dans le plan d’aménagement. Ces bâtiments de style colonial constituait un patrimoine national. A l’heure où le Bénin s’est fait champion d’Afrique pour la restitution des objets d’arts, nous pensons que l’Etat a tout intérêt à garder intact les bâtiments et à aider la Famille à rénover le bâtiment principale où a vécu le Général pendant un demi-siècle, soit 50 ans de 1965 à 2015 ; en vue d’en faire un Musée à la Mémoire de l’homme. Le Ministre TONATO nous a demandé de poser la doléance dans un courrier qu’il transmettra au Chef de l’Etat dont il connaît la sensibilité pour la culture.

Fin Août, des agents de la SBEE et de SONEB sont venus couper le courant et l’eau sans préavis alors que nous n’avions aucun retard de factures. Le lendemain, un détachement de la Garde Républicaine est venu prendre possession du site. Ces derniers ne nous ont pas empêché de rentrer et de sortir, d’aller et de venir dans la maison.

Entre temps, avec l’accord de la Famille, j’ai pris soin de rencontrer quelques personnalités du pays qui ont collaboré avec le Général et qui connaissent l’histoire afin qu’ils interviennent auprès de la Haute Autorité pour que les Bâtiments ne soient pas rasés. Certains m’ont rappelé pour me faire part de leurs démarches, d’autres sont restés sans nouvelles. C’est le lieu de remercier les Présidents Amoussou, Houngbédji, Batoko et Tiando qui m’ont rappelé pour me demander l’évolution de la situation. Quant à notre frère le Ministre KEREKOU, il n’a pas manqué d’en discuter aussi avec des personnalités proches du pouvoir et de la famille du PR afin que l’Etat revienne sur sa position initiale. Le Colonel Montan coordonnait toutes nos actions.

En septembre, nous avons reçu par exploit d’huissier l’Ordonnance du Tribunal de Première Instance aux fins de Déménagement des Effets du Président KEREKOU. Il s’en est suivi une Lettre d’huissier nous demandant de prendre toutes les dispositions pour rendre possible le déménagement. Constatant que l’Etat a envoyé l’Affaire en Justice, nous avions pris un avocat qui a fait opposition à cette Décision de Justice ; heureux de pouvoir enfin nous défendre et s’en remettre à l’impartialité de notre Justice à laquelle nous faisons confiance qu’elle dira le droit.

Le semaine passée, j’ai personnellement écrit au Chef de l’Etat pour solliciter une audience afin de porter à sa connaissance de nouveaux éléments qui pourraient définitivement établir le droit de propriété du Général Mathieu KEREKOU sur le Domaine. Je n’ai pas encore reçu un retour de la Présidence.

Grande fut notre surprise alors qu’une audience est prévue se tenir le lundi prochain au Tribunal de voir l’huissier hier à nouveau nous informer qu’il procédera ce matin à 8h00 à l’exécution de l’Ordonnance. A l’heure où j’écris ma Part de Vérité, deux véhicules militaires et un porte char sont en position au <Filaos>.

Le Général Mathieu KEREKOU a vécu pour le Peuple beninois. Il s’est investi corps et âme pour le bien-être du Peuple et pour la Paix dans chaque foyer de beninois. Ce Peuple qu’il a tant aimé, et qui le lui a retourné de la belle manière, avait droit à la Vérité.

Le Général Mathieu KEREKOU s’est sacrifié et a sacrifié sa famille dans l’exercice responsable du Pouvoir d’Etat. Cette Résidence est le minimum qu’on puisse lui accorder car il n’a pas une autre maison à Cotonou. Mais nous continuons à croire qu’il l’a bel et bien acheté puisqu’il m’a dit un jour, brièvement, c’était la vieille de mon départ de prise de fonction en tant qu’Ambassadeur en Turquie : <<Ici, ce n’est pas à vendre.>>

Je sais pouvoir compter sur la sagesse du Chef de l’Etat qui a connu le Général Mathieu KEREKOU. Je crois aussi en sa capacité à transcender les contradictions internes.

Enfin je voudrais poser la question suivante aux adversaires acharnés qui tiennent coûte que coûte à détruire cet héritage : <<Etes vous si hostile envers la personne du Général et son œuvre pour le bien que vous ne supportez de voir qu’il repose en paix?>>